Le processus est relativement le même pour chaque film que j’entreprends. Le montage son exige un esprit créatif et l’examen de nombreuses questions, et ce, même en dehors des périodes de travail.

  • Quel est le vocabulaire sonore du film? Quelles en sont les idées principales? En quoi est-il différent?
  • Peut-on améliorer l’enchaînement émotif du récit en fonction des personnages et de leurs actions?
  • Quels seront les sons requis et lesquels, de manière spécifique, devront être enregistrés?
  • Comment optminiser le son pour le bénéfice du récit sur les plans technique et créatif?
  • Peut-on faire différent et surprendre?
  • A-t-on tiré parti au maximum de ce que nous avions à portée de main?
  • A-t-on oublié quelque chose?
  • Y a-t-il surabondance à certains égards?

L’élan créateur doit me guider. Au fur et à mesure que la postproduction évolue, l’écoute du réalisateur, des collègues, des mixeurs et des producteurs devient primordial. C’est un travail d’équipe qui nous permet d’arriver ensemble au résultat final.

Le réalisateur est-il satisfait et heureux?  Mes opinions franches demeurent à son service, car on ne peut aller nulle part sans l’appui du réalisateur.

L’enregistrement sonore extérieur et le catalogage donne naissance à la sonothèque ou librairie de sons. La sonothèque me paraît être l’outil central du concepteur sonore. Il va de soi que j’utilise beaucoup de sons originaux et personnels pour chaque film sur lequel je travaille. Voilà d’ailleurs pourquoi le catalogage ou la codification des sons me préoccupe tant. Ce vaste sujet sera un élément-clé de ce site.

L’évolution des technologies et des techniques d’enregistrement a suscité de nombreux défis et ouvert de nombreuses possibilités à la creation sonore, à un prix de plus en plus abordable.

En tant que concepteur sonore, je me réjouis de ce qui se passe sur Internet. Le partage des idées et des expériences ne peut que renforcer les efforts individuels et collectifs.