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ENREGISTREMENT STÉRÉO M/S, DE LA PRISE DE SON, AU MONTAGE SONORE JUSQU’AU MIXAGE.

vendredi, octobre 19th, 2012

Bien que les premières théories et pratiques au sujet de l’enregistrement stéréophonique de type M/S aient plus de cinquante ans, plusieurs personnes sont toujours réticentes quant à leur utilisation régulière en production ou en postproduction, lors du montage sonore et du mixage sonore. Les raffinements des logiciels de traitement en postproduction et les améliorations de la capacité DSP des ordinateurs et des programmes favorisent davantage une intégration plus enrichissante de ce type d’enregistrement dans nos chaînes de production sonore.

Développé par Alan Blumlein, l’enregistrement M/S consiste en une prise de son stéréophonique coïncidente, partant d’un point fixe. Il procure une image stéréophonique naturelle qui peut être ajustée après l’enregistrement. Plusieurs plug-ins sont maintenant offerts, ils modifient la sonorité des sons dans l’espace. Les plus répandus sont ceux de la compagnie Waves, le plug-in S1 (stereo imager) et le décodeur M/S (MS Matrix). Les techniques d’enregistrement Ambisonic, popularisé par les microphones Soundfield et plus récemment le Double M/S, proposé par Schoeps découlent des mêmes bases théoriques mathématiques de la sphère.

Une constatation reconnue au sujet du M/S est sa polyvalence et sa simplicité de captation. Il peut très bien être utilisé en monophonique comme microphone cardioïde (M) pointé vers la source. On obtient ainsi un centre franc et direct. Au tournage, il sert de perche principale ou secondaire, alors qu’en son libre, il convient aussi bien pour enregistrer des effets sonores, des voix, des ambiances ou même de la musique, selon la situation. Pour l’enregistrement d’ambiances, il donnera une stéréophonie naturelle. La proximité entre les deux micros utilisés prévient les problèmes de phase causés à l’enregistrement par l’espacement et l’angle entre les micros. On constate une séparation stéréophonique moins importante si on le compare à d’autres méthodes d’enregistrement stéréophonique, tel le AB ou ORTF.

L’ajout d’un couple M/S au tournage peut servir de deuxième perche pour l’action et aussi pour l’ambiance de l’action. On se servira des prises non utilisées au montage pour grossir la foule.

Placé à distance de l’action principale (pour ne pas entendre les acteurs), il permet aussi d’enregistrer en même temps que les sons du tournage une banque de sons d’ambiance qui servira à la postproduction du projet, j’ai pu bénéficier de cet atout récemment , plus de détails sur ma fiche du film Rebelle.

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Échos du web 2: Conception sonore, défis techniques, … innovations

mardi, mars 20th, 2012

Il m’est encore difficile de concilier mes activités premières de conception sonore avec celles qui ont trait à la composition et à la mise à jour du site.  Le film Rebelle aura entre autre retardé cette dernière mise à jour.  Je remédie à ce silence avec une séries d’articles qui mèneront plus tard à des nouvelles collections de sons!  Restez branchés!

En attendant, voici mes échos du web.

Steve Papagiannis, superviseur sonore de la région de Los Angeles, a démarré son blogue Stavrosound depuis plus de six mois; il est rempli d’explications détaillées au sujet du montage des dialogues et sons synchros.  Il comporte des détails sur le traitement de sons parasites.  Surprenez-vous.  Aller voir aussi ceci.  Très cool!

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À propos du son de Café de Flore

vendredi, septembre 23rd, 2011

2 films en un ::: Les deux histoires de Café de Flore se développent indépendamment l’une de l’autre ce qui permet d’adopter une esthétique sonore différente.  Progressivement, les deux histoires s’entremêlent et se confondent mais l’émotion persiste, le rythme s’accélère, la magie fonctionne.

« Work in progress :::  » Un film qui s’est peaufiné au montage image de Jean-Marc et au montage dialogue de Mireille Morin, avec l’ajout de multiples choix de  synchros, alternatives (doublons) et narrations.  Puis au montage sonore, au bruitage et bien sûr au mixage, en visant toujours l’amélioration du film jusqu’au maximum des possibilités de nos sources et de nos ressources, avant le deadline, Venise!   Collaboration étroite jusqu’à la fin avec Luc Raymond, DJ/monteur sonore pour fignoler la bande sonore, toujours très importante pour Jean-Marc Vallée.

Changements technologiques ::: Le « work in progress » nécessite de pouvoir modifier tout jusqu’au bout, pas toujours facile à suivre avec toutes les versions du film qui changent.  J’ai fait la découverte de nouveaux outils web et informatique qui ont commencé à modifier mes façons de travailler: DropBox, Soundcloud, WordPress, Google Apps, Evernote, plus technique son, Edimarker, Edicue, Lockstep. Il y a des nouvelles solutions à portée de mains.  Les outils de postproduction sonore se perfectionnent.  D’abord faut-il les adopter.

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